Le 6 mars 2025, s’est tenu l’atelier de restitution de l’étude « Désir de retour des migrants tunisiens ». Cet événement a rassemblé des experts, des acteurs institutionnels et des représentants associatifs, en présence et en ligne, pour présenter et discuter les résultats d’une étude sociologique portant sur les motivations, les aspirations, les enjeux et les dynamiques liés au retour des migrants tunisiens dans leur pays d’origine.

Une étude au cœur des dynamiques migratoires

Conduite par Mustapha Kaaniche, cette étude a mis en lumière les facteurs personnels, professionnels, socioéconomiques et institutionnels qui influencent la décision de retour. Elle a ensuite mesuré les écarts entre le désir de retour et sa concrétisation, soulignant les défis majeurs de la réinsertion en Tunisie, notamment en matière d’emploi, d’entrepreneuriat et d’accès aux services publics.

Principaux résultats et points abordés lors de l’atelier

L’étude repose sur une approche mixte, combinant données quantitatives et qualitatives, permettant de dresser un diagnostic précis du phénomène. Les principaux enseignements présentés incluent :

✅ Résultats clés : profils des migrants, pays d’accueil, motivations au retour, obstacles rencontrés et dynamiques d’intégration après le retour.

✅ Facteurs influençant le retour : impact de la durée de séjour, du statut administratif, des perspectives économiques et des liens familiaux.

✅ Dynamiques du retour : dynamiques régionales, historiques et typologies des retours.

✅ Concordances et dissonances entre désir et réalité : analyse des écarts entre les aspirations et le retour effectif.

Recommandations pour une meilleure réintégration

L’étude propose plusieurs pistes pour mieux accompagner le retour et la réinsertion des Tunisiens de retour, notamment :

  • L’optimisation de l’utilisation des données migratoires pour une gestion efficace des flux de retour.
  • Le développement de services et d’infrastructures attractives pour les retraités tunisiens souhaitant revenir.
  • L’assouplissement du cadre juridique pour faciliter la gestion des avoirs détenus à l’étranger.
  • La mise en place de programmes d’accompagnement psychosocial pour les migrants et leurs familles.
  • L’adoption d’une politique publique structurée favorisant une réinsertion durable et efficace. 

Un échange enrichissant avec les participants

L’atelier a permis des discussions dynamiques entre les experts et les participants, mettant en lumière les défis structurels et les leviers d’action possibles pour améliorer l’accompagnement des migrants de retour.

 

Ci-dessous, la note de synthèse de l’étude également disponible à travers ce lien.

 

 

Un grand merci à tous les participants pour leur engagement en faveur d’une meilleure compréhension des dynamiques du retour migratoire !

 

Le projet THAMM OFII est financé par l’Union européenne.